Attention, le fauve Wiggins est lâché

Un début d’exercice 2014-2015 timide, suivi d’une belle reprise. Non, la saison de rookie de Wiggins n’était pas qu’un coup croc, le Canadien est prêt pour laisser une marque dans la grande ligue, et ceux dès cette saison.

«Nous voulons gagner. On veut surprendre les gens qui pensent qu’on ne fera rien du tout cette année. Je le sentais bien. Mes shoots tombaient dedans. Mes coéquipiers ont continué à m’encourager et à me donner le ballon.»

Bien plus qu’une simple mèche, la performance d’Andrew Wiggins contre les Hawks en appelle d’autres. Le jeune loup du Minnesota a beau avoir eu du mal à rentrer dans son année de sophomore, il est désormais prêt à tout casser.

Retard à l’allumage

ROY en titre, « Dédé » Wiggins attaque cette nouvelle saison avec des responsabilités toutes différentes. L’année dernière, de par la blessure de Ricky Rubio, ressemblait plus à un rite d’initiation sans pression. Cette fois-ci, et sa déclaration après son dernier match le montre, les Wolves sont mordants, voir un peu effrayant. Quatre victoires en sept matchs et, déjà, de nouveaux espoirs sont fondés dans cette franchise qui affiche une rotation sacrément emballante.

Comme quand il est arrivé en NBA, comme à ses débuts avec Kansas, en universitaire, Wiggins n’est pas le plus rapide pour s’adapter. Lors des quatre premiers matchs, il score 13,5 points de moyenne avec un affreux 17 sur 58 aux tirs. Mais le Canadien est un vrai diesel. L’année dernière, il avait clôturé son premier mois dans la grande ligue à 12 points par match, à 39% aux tirs, pour doucement monter en puissance et terminé sur une magnifique moyenne de 23 points, à 44%, en avril.

Chicago pour se lancer, Atlanta pour confirmer

Le déclic, Wiggins l’a cette fois eu au cinquième match. Contre Chicago, à Chicago, où il signe 31 points avec un honnête 11/27 (4/5 à trois points). Une performance remarquée qui s’est particulièrement construite dans le premier acte. A la mi-temps, il comptait déjà 22 points. La victoire, en prolongation, n’a fait que rappeler son caractère de champion. Il a été le fer de lance d’une défense qui n’a concédé aucun point dans ces cinq minutes supplémentaires (102-93).

Le lendemain, bis-repetita, à Atlanta cette fois-ci. Wiggins assure durant tout le match, ouvre le bal et le conclu avec sept points d’affilés dans la dernière période qui calme le retour des Hawks (117-107).  Au final 33 points (record en carrière), avec un monstrueux 15/22, qui confirment son regain de forme. D’un coté Sam Mitchell, le nouveau coach des Wolves, l’encense :

 «Andrew demandait la balle et voulait la balle. Je pense qu’on a vu pour la première fois en Andrew de l’émotion.»

De l’autre, Karl Anthony-Towns est impressionné :

«Une superstar qui voulait terminer le match à sa façon, c’est ce que j’ai vu.»

A ne pas se méprendre, l’un des futurs tout meilleurs joueurs du monde a lancé sa saison avec deux superbes parades.

Une progression sans limite pour un joueur encore mineur

Et dire que Wiggins n’a que 20 ans… Depuis deux ans, première saison NBA et parcours universitaire compris, sa progression est impressionnante. Il maîtrisait déjà le jeu poste bas à son arrivée aux Wolves, pouvait courir comme une gazelle. Il a ajouté un tir à trois points assez fiable (38% cette saison contre 31 l’année dernière) et découvre les joies du jeu mi-distance. Cette saison, l’attaque de Minnesota passera grandement par lui – pour preuve son nouveau volume de tirs (18 gâchettes par matchs) – et il pourra montrer ses progrès.

Pour Ricky Rubio, l’ailier tire ses talents de sa force de travail

« Je pense qu’il a retenu la leçon l’année dernière, en ne gagnant que 16 matchs. Même s’il était Rookie of the Year, il n’était pas satisfait. Il apprend à gagner des matchs pour nous.»

Avec une solide bande à ses côtés, Wiggins peut amener ses coéquipiers à surprendre bon nombre d’équipes et, après tout, pourquoi ne pas viser les playoffs. Les Wolves ne l’espéraient pas si tôt, mais Wiggins ne devait pas déjà être à ce niveau.

Crédit photo : FoxSport

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