le Top 10 de la génération « Kobe », du 10e au 6e

La retraite de Kobe Bryant rappelle à tous que la NBA est en train de fermer ses portes à une génération brillante. La plupart étaient érigés en nouveau Jordan et leur plus grande réussite est assurément d’avoir su mettre en avant leurs propres identités. Cette génération, drafté entre 1995 et 2000 est la première des réseaux sociaux, des mixes, elle a accompagné David Stern pour qu’il modernise la grande ligue. Un top 10 de légendes en somme.

10. Manu Ginobili (14,3 points, 4 rebonds, 4 passes décisives)

Ginobili

Drafté en 1999, entré en NBA en 2002, la magicien argentin est l’un des plus beaux palmarès de l’histoire du basket. Il est le seul joueur à avoir remporté les Jeux Olympiques, l’Euroligue et un trophée Larry O’Brien. Evidemment, la NBA le gardera en mémoire pour ses quatre bagues NBA, dont deux, en 2003 et 2005 où il était le vrai lieutenant de Tim Duncan. Ginobili c’est d’abord un style, un slasheur flash au possible. C’est aussi l’étendard des steals de la draft, à l’image de Rashard Lewis, de Ben Wallace. Un génie pur et souvent incompréhensible sur lequel Popovich a fini par céder.

9. Vince Carter (19 points, 4,5 rebonds, 3,5 passes décisives)

Vince Carter

Il en fallait bien un de la famille Carter-McGrady. Son cousin était probablement plus talentueux mais la longévité de Vinsanity l’honore. Arrivé en 1998, ce scoreur fou aura fait rêver les plus petits comme les plus grands de ses débuts aux Raptors, à son arrivée aux Nets. Personnage éminent de la nouvelle mondialisation de la ligue, son dunk, en finale des JO, sur Fred Weiss, en est même venu à être l’un des générique de l’illustre L’EquipeTV. Point noir, et il est majeur : aucun titre NBA. Carter a connu un long et lent déclin mais ses coups d’éclat, et son concours de dunk de 2000 sont inoubliables.

8. Ray Allen (18,9 points, 3,5 passes décisives, 4 rebonds)

Jesus

Qui de mieux que Spike Lee pour peindre Ray Allen. Dans son long-métrage « He Got Game », le meilleur shooteur de l’histoire à trois points (jusqu’à nouvel ordre) incarne Jesus Shuttlesworth un jeune prodige gracieux. Tout l’univers de la balle orange se met à le surnommer Jesus tant son jeu est soilleux. Un rôle qui lui colle à la peau. Mais Allen c’est surtout une hygiène de vie exemplaire qui lui a permis d’être compétitif jusqu’à 38 ans. C’est un symbole d’une équipe mythique, les Celtics de 2008, et un shoot, contre les Spurs, en 2013, au match 6… Probablement le plus clutch des finales NBA.

7. Steve Nash (14 points, 8,5 passes décisives, 3 rebonds)

Nash

Le meilleur meneur de jeu de sa génération. Un leader né. Un passeur de rêve. Un shooteur impressionnant. Deux titres de MVP – dont un de trop -. Steve Nash a révolutionné, en compagnie de Mike Dantoni, le jeu avec le run-and-gun. Les Warriors reconnaissent s’en être largement inspirés. Il a ouvert la voie à un jeu tout en vitesse, en risque, parfois en précipitation, et en tirs. Néanmoins, il n’a jamais pu mener son équipe au titre ou en finale, ce qui lui fait perdre quelques places.

6. Allen Iverson (26 points, 6,5 passes décisives, 3,5 rebonds)

Le seul homme que Kobe arrive à mettre dans la même phrase que Michael Jordan quand il parle de compétitivité. Petit garçon d’1m80 offficiellement, probablement cinq centimètres de moins officieusement, il a ouvert la NBA à un nouveau type de joueur : les artistes nains. C’est aussi l’arrivée des manches, la popularisation du bandeau, du bling-bling made in NBA. Sa chute a été mal ajustée mais son sens du combat, son courage, son énergie et sa relation avec Larry Brown ont marqué plusieurs générations, celle de LeBron James en tête. Un révolutionnaire de jeu au sens le plus pur du terme.

crédits photo : nba.com, bleacher report, USA today, fox sports, huffington post

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