Le Top 10 De La Génération « Kobe », Du 5e au 1er

La retraite de Kobe Bryant rappelle à tous que la NBA est en train de fermer ses portes à une génération brillante. La plupart étaient érigés en nouveau Jordan et leur plus grande réussite est assurément d’avoir su mettre en avant leurs propres identités. Cette génération, draftée entre 1995 et 2000, est la première des réseaux sociaux, des mixes, elle a accompagné David Stern pour qu’il modernise la grande ligue. Un top 10 de légendes en somme.


5. Paul Pierce

Paul Pierce

Un soir de défaite face aux Celtics, Shaquille O’Neal se lançait dans une intervention pas forcément plus bêtes qu’une autre : « Paul Pierce est la p**** de vérité » (The fucking truth pour les accros aux versions originales). Un surnom était né. Meilleur marqueur de la franchise la plus titrée de l’histoire de la NBA, ça vous classe un homme. Mais surtout, Pierce a su attendre son heure avec une fidélité remarquable qu’on ne lui a pas forcément rendu. Durant douze années, il a porté Boston sur ses larges épaules à coup de défaites. Garnett et Allen ont fini par arriver, Pierce a offert un titre qu’il voulait tant, en obtenant par l’occasion le titre de MVP des finales. Hall of Famer assuré, comme la plupart de ses collègues et légende à jamais du Garden.

4. Dirk Nowitzki

Dirk

Si on compare de plus en plus Porzingis au grand Dirk, l’analogie ne doit pas faire oublier dans quelles conditions l’Allemand a commencé sa carrière. Arrivé de deuxième division prussienne – avec sa mère et son entraîneur -, l’ailier fort a eu besoin de temps mais a fini par s’imposer. L’un des rares joueurs à être la figure incontestable de l’histoire d’une franchise. Un titre de champion NBA, MVP des finales, MVP de la saison régulière, meilleur scoreur européen de l’histoire de NBA, la marque de Nowitzki est indélébile. Aujourd’hui encore, malgré son vieil âge, il porte sa franchise de manière remarquable. Individuellement, le meilleur joueur non-américain de l’histoire.

3. Kevin Garnett

Garnett

Dans un magnifique reportage, Blecher Report a pu retranscrire ce que le Big Ticket a changé en NBA. Le plus marquant est probablement l’approche de la draft par les GM après son éclosion. Sélectionné au cinquième choix de la draft 1995, directement à la sortie du Lycée de Farragut, Garnett était un vrai risque. A une époque où la majorité des joueurs passaient encore deux voir trois ans en NCAA, prendre un diamant brut était une vraie nouveauté. Les GM qui témoignent dans ce reportage concèdent que la recherche s’est par la suite particulièrement portée vers des intérieurs de son profil :  un talent à polir, courant vite, pouvant shooter, passer. Une vraie révolution. Vingt-ans plus tard, Garnett a été MVP, a gagné un titre NBA, a été sélectionné quinze fois au All-Star Game, a été défenseur de l’année en 2008. Un joueur au  potentiel aussi fou que son cerveau.

2. Kobe Bryant

Kobe

Le plus beau. Le plus beau de sa génération, mais aussi pour beaucoup le plus beau de l’histoire. Soliste devant l’éternel, Kobe a marqué tous les fans par ses exploits individuels ahurissant. Mais au-delà de ça, il y a surtout un ado qui est arrivé en 1996, à 17 ans, et que tous ont vu devenir un sage. La profonde histoire d’amour que tirent les fans de Bryant vient probablement de cela. Entre-temps, il y eu cinq titres NBA en sept finales, une place de troisième meilleur scorer de l’histoire, une pointe mythique à 81 points, deux titres de MVP des finales, un titre de MVP de la saison régulière, des engueulades avec Shaq’, une histoire de viol, des blessures, des renaissances… Kobe c’est le Wilt Chamberlain, le Magic Johnson, le Michael Jordan, le LeBron James de sa génération : un étendard et une figure tutélaire.

1. Tim Duncan

duncan

Il aura été très difficile de choisir entre les deux. Et finalement l’ordre importe peu. La fin de première vie a certainement fait pencher la balance. A l’inverse de Bryant, Duncan est un « tout pour le collectif ». Pour la petite histoire, il ne s’est destiné au basket que vers 14 ans. Avant ça, il était un spécialiste de 400m, en natation, mais un ouragan – qui a détruit sa piscine sur son Iles Vierges natale – la propulsé vers ce qu’il a su faire de mieux : le basket. Il est le seul joueur de cette génération dont on dira assurément à la fin qu’il était le meilleur à son poste. Une domination à la fois précoce et interminable avec cinq titres sur près de quinze ans d’écart, Dream Tim ne pouvait qu’être premier de ce classement. Il n’est pas le plus flashy, mais il est le plus technique et le plus intelligent. Aucune de ses saisons n’a été gâchée par un quelconque comportement. Tout a été parfait et le sera probablement jusqu’à la fin.

Le classement de 10e à 6e.

crédits photo : nba.com, LA Times, fox sports, huffington post

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