Le trade de Noah dans les mains de Bobby Portis

Après huit années à Chicago, les Bulls seraient prêts à transférer Noah. Ne reste plus qu’à avoir les garantis attendu d’un gamin de 20 ans.

Business is business est probablement le dicton qui résume le mieux la NBA. Les années passent est le constat fini souvent par se répéter. Dans ce championnat de requins, l’histoire n’a que peu d’importance face à la certitude de ne pouvoir être champion. Joakim Noah n’en est pas la première victime – Paul Pierce, Kendrick Perkins, Derek Fisher, etc… la liste est plutôt fournie – et, peut-on imaginer, pas la dernière. Cet été, les Bulls ont drafté un certain Bobby Portis qui ne cesse de prendre du volume, et de la place, dans la jaquette déjà bien fournie des Chicagoans. Il est probablement en train de sceller l’avenir du pivot.

Bobby Portis passé au crible

L’idée a probablement germé en octobre, quand l’ailier fort d’Arkansas a commencé à enchaîner les performances intéressantes. On a en mémoire ses 20 points 11 rebonds face aux Pelicans et ses cinq sorties, sur sept, à plus de 10 points. Elle s’est surtout matérialisée courant novembre, quand Fred Hoiberg s’est convaincu que ses rotations intérieures n’étaient pas assez complémentaires et qu’avec quatre joueurs, pour deux postes, calibrés « titulaires », il y en avait a minima un de trop.

Depuis, Bobby Portis a constamment pris de l’importance, se montrant audacieux a de nombreuses reprises. Il a un éventail de possibilités assez intéressant avec des qualités athlétiques, de bonnes mains et surtout du culot. Depuis le debut de saison il a déjà pris plus de dix tirs à trois reprises, et toutes dans les deux dernières semaines. Plutôt intéressant quand on sait qu’il devait être le cinquième membre d’une rotation intérieur aguerrie. Son mois de décembre (10 points, 6 rebonds par match) est d’ailleurs bien plus remarqué que celui de novembre (5 points, 1 rebond par match).

Tradé pour un ailier, mais quel ailier ?

Reste à décider du sort de Jooks. Véritable âme de cette équipe, le franco-americain n’est pas spécialement mis en valeur par la nouvelle organisation. Pour autant, il n’est pas perdu, en témoigne ses apparitions productives puisque ramenées à 36 minutes, ses statistiques sont de 8 points, 14 rebonds, 6 passes décisives et 2 contres. Le but presque assumé est de trouver un ailier shooteur en échange. Problème : Noah coûte cher, se blesse souvent, et n’a vraiment réussi que dans un système, celui de Thibodeau. A 12 millions de dollars la saison, on a très sérieusement du mal à trouver une issue au dilemme.

Mais alors quelle est la logique des Bulls, candidats au titre – avec un effectif compétitif sur un ou deux ans – qui veut se séparer d’un joueur fort pour le remplacer par un prospect ? Surtout qu’il serait assurément plus simple d’obtenir ce qu’ils souhaitent avec la valeur marchande de Portis. Difficile de répondre à cette question. N’en reste que les véritables clés de l’avenir de Noah seront les performances de son cadet pendant sa blessure. S’il assure l’interim dans la continuité, le pivot devra partir. Mais cette gestion est symptomatique d’une franchise qui depuis trois ans pense tout bien faire mais finit par prendre les problèmes à l’envers. En réalité, elle n’ose pas entamer le seul trade qui pourrait la faire avancer, celui d’un certain numéro 1…

Crédit photo : Chicago Tribune

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