[Episode 1] La NBA pour les Nuls : La draft

La nouvelle chronique ! On vous expliquera ici comment fonctionne le meilleur championnat américain. Bien entendu la NBA commence très logiquement après la fac pour des centaines de joueurs et ce sera le premier sujet abordé. L’année la plus importante pour un « NBAer » !

« C’est quoi la draft ? » 

Voici l’une des premières questions que l’on se pose lorsqu’on commence à s’intéresser à la NBA !
La draft est une sorte de loterie pour les franchises NBA afin de recruter des nouveaux talents (ou boulets) parmi les joueurs universitaires ou étrangers qui se sont inscrit dans l’année. On prend le classement de la saison et on l’inverse. Les plus mauvaises équipes se retrouvent avec les premiers choix de draft, et donc logiquement les meilleurs choix. Puis les meilleures équipes avec « les plus mauvais choix ».
Ce système a pour but d’apporter du sang neuf chaque année mais aussi de permettre aux mauvaises équipes de recruter les stars de demain.
Généralement les questions suivantes sont: « Mais comment on s’inscrit à la draft ? » ou encore « ça se passe comment l’ordre des équipes ? ».
Lorsqu’un joueur quitte le lycée (High School) depuis plus d’un an et qu’il a l’âge requis (19 ans) alors le jeune prodige a jusqu’à mi mai pour s’inscrire. Cet événement se déroule après les finales, plus précisément fin juin. Ceci permet ainsi aux équipes d’intégrer leurs petits jeunes au roster pendant l’été. Si vous voulez vraiment tout savoir, les jeunes joueurs jouent la « summer league ». C’est une sorte de championnat ou les remplaçants, jeunes et joueurs voulant obtenir un contrat s’affrontent selon le bon vouloir de leur coach.  On appelle ça la pré-saison de la pré-saison.
Pour ce qui est du déroulement de la draft en elle-même. Elle compte deux tours de draft, eux-mêmes composés de 30 choix (donc 60 au total si tu n’es pas trop mauvais en maths). Récapitulatif à l’anglaise : 2 rounds, 60 picks.
Jusqu’ici rien de bien compliqué normalement. 

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Explication de l’ordre des choix :


Du 1er au 14ème choix, l’ordre s’effectue sous forme de loterie
. Le classement va s’établir lors d’une soirée « spéciale loterie » (ne pas s’imaginer la loterie du village, cordialement).

De cette manière le dernier a 25% d’obtenir le 1er choix de draft.
Il en va ainsi de suite avec 19,9% pour la 2nde pire équipe de la ligue.
15,6% – 3ème ; 11,9% – 4ème ; 8,8% – 5ème ; 6,3% – 6ème ; 4,3% – 7ème ; 2,8% – 8ème ; 1,7% – 9ème ; 1,1% – 10ème ; 0,8% – 11ème ; 0,7% – 12ème ; 0,6% – 13ème ; 0,5% – 14ème.

Ainsi il y a une part de chance dans l’attribution des choix de draft. Comme c’était le cas l’année dernière avec les Cleveland Cavaliers ou encore en 2008 avec les Bulls de Chicago qui ont obtenu le premier choix de la draft alors qu’ils n’avaient « que » le 9ème pire bilan de la ligue.
Pour ce qui est du reste de l’ordre de la draft, donc du 15ème choix jusqu’au 60ème : Ils sont définis dans l’ordre inverse du classement de la saison qui vient de se déroulée. En gros le premier du championnat, donc celui avec le plus de victoires (à ne pas confondre avec le vainqueur de la finale) finira avec le dernier choix.

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Le vrai big three de Floride !

Les nuances

Une équipe est assurée de ne pas se voir attribuer un choix quatre rangs inférieurs que sa position initiale. Ceci signifie que le premier (donc pire bilan de la ligue) obtiendra à coup sûr un choix de draft situé dans les 4 premiers choix. Autre exemple, le 5ème pire bilan aura un choix supérieur ou égal au 9ème choix de draft dans le pire des cas.
A savoir aussi que certains choix de draft sont protégés. Parfois certaines équipes décident d’échanger un tour de draft et d’y mettre une sorte d’option de protection dessus. Par exemple, un « top 3 protected » voudra donc dire que si ce choix de draft termine dans le top 3 suite à la lottery alors ce choix retournera dans son équipe d’origine. C’est une manière de s’assurer d’avoir un bon choix de draft en cas de mauvaise saison non prévue. Cependant cette option n’est pas une sécurité à sens unique. L’équipe qui était censé profiter de ce pick peut le récupérer l’année suivante, sauf que l’option de protection va s’élargir (du top 3 au top 6 par exemple) ou alors elle aura disparu tout simplement.

Les notions 

La draft d’expansion : Une draft qui s’effectue lorsqu’une nouvelle franchise apparaît (ex : Charlotte Bobcats en 2003). Elle est autorisée à sélectionner certains joueurs des autres franchises.

La draft de dispersion : Principe inversé de la précédente citée. Ici les joueurs d’une franchise qui disparaît se retrouvent répartis dans les autres équipes de la ligue.

Mock Draft : C’est tout simplement les prédictions (experts comme amateurs) pour deviner l’ordre de sélection des joueurs.

Le steal  de la draft : On utilise ce terme pour un joueur qui se montre plus efficace que prévu. Il est d’usage de parler de steal après le 15ème choix. Pour les 15 premiers choix c’est plus difficile puisqu’il n’y a pas vraiment de définition type pour un steal. C’est donc nuancé par la vision de chacun. Par exemple en 2006, Rajon Rondo était considéré comme le steal de la draft avec sa 21ème position. Parmi les plus célèbres steals ces dernières années, on peut aussi citer Monta Ellis 42ème choix de 2002 ou encore Marc Gasol 48ème choix en 2007.

Les non draftés : Tout simplement les joueurs qui ne sont pas sélectionnés le soir de la draft. Cependant rien n’empêche les équipes de les signer par la suite à des coûts plus faibles. On peut penser à Ben Wallace, John Starks ou encore Brad Miller qui sont devenus All-Stars alors qu’ils n’ont pas été choisis pendant la draft.

Les anecdotes 

Carl Lewis (oui le célèbre coureur U.S. avec pleins de médailles olympiques) a été drafté la même année que Jordan et… dans la même équipe ! Cependant les Bulls l’ont sélectionné en 208ème lors du 10ème tour de draft. Et oui à l’époque il y avait beaucoup plus de tours !
Deux femmes ont déjà été draftés ! Cependant la sélection de Denise Long en 1969 par les Warriors (de San Francisco à cette époque) est annulée. Cas similaire pour Lusia Harris, sélectionnée par le Jazz (de la Nouvelle-Orléans et non d’Utah) en 1977, dont la carrière a été avortée en raison d’une grossesse (sans mauvais jeu de mots).

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Zach Lavine dégoûté d’être drafté par les Timberwolves

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