José Calderon est cramé et pas que par le soleil  » J’ai déjà dit que je n’étais plus prêt à être titulaire et à jouer 35 minutes »

En voilà de la franchise et c’est rare en NBA. Personne aussi fou que Calderon serait capable de déclarer ce genre de choses par peur de perdre son poste. Le meneur espagnol est lucide et se complaît dans son nouveau rôle de remplaçant aux Lakers.

On a tendance à l’oublier mais José Calderon n’a pas toujours été ce meneur de seconde zone. Bon, ça a toujours été un cancre de la défense comme tout bon meneur étranger venant jouer en NBA mais il a d’énormes facultés. Ce n’est pas le genre de joueur qui va tourner à 15 passes décisives par match mais il sait très bien gérer ses troupes sur le terrain. Il avait fait une très belle saison à près de 13 points et 9 passes du côté de Toronto en 2009, la meilleure sans aucun doute. Depuis il a voyagé un peu partout comme à Detroit, Dallas où il avait été très bon et bien sûr New-York. Par la suite il a été dégagé comme il se doit des Knicks avant de finalement finir du côté des Lakers où il sera la doublure d’un certain D’Angelo Russell à qui il devrait apprendre les ficelles du métier. Il avait assuré par la suite que ça ne l’aurait pas dérangé d’être le back-up de Derrick Rose, bien au contraire mais business is business. Avec ses 34 balais, il ne lui reste pas très longtemps et il le sait, ce n’est plus un titulaire en force depuis déjà bien longtemps :

« Comme je l’ai dit, j’étais prêt à accepter un rôle différent et je suis prêt à ça depuis déjà deux ans. Peut-être qu’ils n’avaient pas de joueurs à envoyer à ma place. J’ai déjà dit que je n’étais plus prêt à être titulaire et à jouer 35 minutes. »

Apparemment Derek Fisher regardait plus derrière lui par peur de se faire fracasser par Matt Barnes. Il était évident que le joueur ne pouvait plus apporter. Déjà pas bon défenseur, il a perdu en adresse à 3 points et face aux nouveaux dragsters, le joueur ne sert plus qu’à faire le nombre. Il n’en faut pas oublier ses talents d’organisateur sur le terrain et le soleil de Los Angeles devrait lui faire le plus grand bien. Avec un D’Angelo Russell un peu trop attaquant dans l’âme, Calderon lui apprendra comment être un leader en attaque et ça ne passe pas forcément par les passes décisives. Reconnaître les match-ups, profiter des temps forts de l’équipe ou gérer les temps faibles et bien sûr, organiser l’attaque… Même sans Kobe Bryant, Los Angeles possède une belle équipe et elle peut se tourner l’avenir sans avoir peur. Le seul couac au niveau du recrutement c’est que ni lui, ni Russell et ni Huertas sont de bons défenseurs capables de sauter haut…

15 ans de carrière est l’objectif de José Calderon. Bon courage à lui avec tous les meneurs qui arrivent, il faudrait un sacré miracle pour qu’il reste encore 4 ans dans la ligue.

Source photo : newyorkknicksmemes.com

 

Tsirofo Raonivelo-Andriamiharinosy
Originaire de Tours, je traverse le monde pour shooter à 7 mètres 23 entre deux papiers sur la NBA.

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