Un grand homme pour un grand coeur : Yao Ming raconte sa saison rookie et le leader Steve Francis…

Comme d’habitude, c’est l’excellent « Players tribune » qui donne la parole aux sportifs et aujourd’hui, c’est Yao Ming qui rappelle le bon vieux temps qu’il passait avec un certain Steve Francis. Sa saison rookie, son coach et bien sûr son meneur star…

Cela semble si loin et pourtant, c’était il y a peine 15 ans. « Yao » a dû passer derrière Charles Barkley mais surtout Hakeem Olajuwon. Ce n’est jamais une mince affaire d’être un pivot à Houston et Howard l’avait appris à ses dépends ses 3 dernières années. Ce n’était une surprise pour personne à l’époque, Yao Ming avait déjà l’air timide. Très souvent accompagné de son traducteur, il ne parlait que trop peu aux journalistes mais avant d’avoir formé un duo stratosphérique avec Tracy McGrady, c’est bien avec Steve Francis qu’il a fait ses premières cartouches. C’est aussi ce duo qui emmena de nouveau les Rockets en playoffs ! Lors de sa première saison, les choses étaient d’ores et déjà clair pour Steve Francis quant à l’apport de Yao Ming :

« Nous t’attendions, nous avions besoin de toi. »

De son vrai nom Yao Ming, le joueur laissa les autres l’appelaient « Yao » alors qu’en Chine, il se faisait appeler « Ming ». Une erreur qu’il ne modifiera pas à cause de sa timidité. Une timidité qu’il oubliera au fur et à mesure du temps grâce à un certain Steve Francis. Plus le temps avançait, plus l’amitié grandira entre ses deux gaillards. Alors que la saison n’avait pas encore commencé, le meneur explosif essaya de lui apprendre tous les mots possibles puisque même si Yao apprend l’anglais depuis ses 6 ans, il ne maîtrise pas encore le vocabulaire parfaitement. Il faisait tout pour que Yao soit intégré que ce soit tous les deux ou quand il le présenta aux autres joueurs de l’équipe mais aussi lui apprendre les « handshakes ». C’était un peu les deux opposés qui se rencontraient puisque Steve Francis était une pile électrique  sur et en dehors du terrain alors que Yao Ming était plus tranquille.

Les attentes envers le pivot de Houston était vraiment considérables. « Stevie Franchise » le savait et c’est pour ça que dès que possible, il lui donnait des conseils basket en ne cessant de lui dire d’être agressif. De dunker s’il était proche du panier et le meneur ne cesser de mimer tous les gestes qu’il se devait de faire pour un pivot. Contrairement au CBA en chine, la NBA est une ligue où il ne faut pas ralentir le rythme mais aussi que chaque possession est un véritable combat comme il le dit si bien. Arriver dans un nouveau pays n’est pas facile, alors parler de basket, un langage commun, ne pouvait que faire du bien à Yao. Les discussions ne se limitaient pas qu’à ceux là puisque tout comme Francis, le pivot avait une copine depuis le lycée et c’est comme ça que l’amitié est véritablement né entre les deux joueurs.

L’autre très grande raison de la très bonne intégration de Yao Ming est son coach, Rudy Tomjanovich. Un coach qui a coaché les plus grands lors de sa carrière et qui pourtant, n’a jamais été autant patient qu’avec Yao Ming :

« Ne te blâme pas trop, tout le monde fait des erreurs. »

Il lui a donné le temps de se développer car les débuts du pivot de Houston ont vraiment été très difficiles, quoi de plus de normal pour un rookie, qui puis est, à qui on en demandait énormément ! Pour la dernière anecdote, Yao Ming tape dans le mille. En plein mois de février se passe le nouvel an en Chine. Croyant passé une journée normale en ce jour de match, le pivot va être terriblement surpris. Quand il commence à s’avancer pour rejoindre les vesitaires, il entend l’hymne chinois avec tous ses coéquipiers qui sont en train de chanter. Un joli sourire qui se décocha et c’était fait, Yao Ming était heureux et intégré à la fois.

Players tribune livre une nouvelle du gros boulot et on ne peut que remercier Yao Ming pour nous raconter ce genre de souvenirs inoubliables.

Source photo : players tribune
Tsirofo Raonivelo-Andriamiharinosy
Originaire de Tours, je traverse le monde pour shooter à 7 mètres 23 entre deux papiers sur la NBA.

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