Narcissique mais prévoyant : laisser « galérer » ses proches, c’est le maitre mot de Kobe Bryant

Hier, nous vous parlions dans la joie et la bonne humeur d’un certain Yao Ming qui racontait sa saison rookie avec Steve Francis. Players tribune continue mais cette fois-ci  avec Kobe et c’est un autre contexte…

A croire qu’on parle de NBA 2K tous les jours mais l’exemple est bien trouvé avec la lettre qu’a publié  Kobe Bryant. Dans le jeu de simulation, vous êtes un jeune lycéen qui étape par étape va faire carrière. Sauf que voilà, il va « payer » un tas de truc à sa soeur et son meilleur ami quand il commence à se faire beaucoup de monnaie. Tout ne se passe bien puisque son « meilleur pote » va commencer à le faire chanter avant de mourir. L’exemple est parfait puisque si au début ce sont des petits cadeaux à ses proches ou à sa famille, il devient « esclave » de ce qu’il a lui même produit. Bryant l’explique à merveille dans sa lettre où il certifie que « la famille doit rester la famille » et rien d’autre. On le sent dans ses paroles, il « regrette » d’avoir détérioré ses relations avec sa soeur mais surtout ses parents. Ce n’était qu’un gosse et il ne pouvait pas y faire grand chose et ainsi va la vie :

« Procurer des biens matériels à tes proches et tes amis semblera être une bonne décision. Tu les aimes, ils étaient là pour toi quand tu as grandi, donc c’est tout naturel qu’ils partagent ton succès et tout ce qui vient avec. Alors paie leur une voiture, une grande maison, règle leurs factures. Tu souhaites qu’ils vivent une belle et confortable vie, n’est-ce pas ? »

Sauf qu’à un moment donné, le Mamba explique bel et bien que ça ne sera pas bénéfique. Être installé dans un confort et c’est pour ça qu’il ne faut pas juste donner mais investir. Faire d’eux des gens responsables et non pas attachés à ses basques. Les pousser à être des gens normaux mais ne pas les laisser tomber, tout simplement les aider à réaliser « LEURS RÊVES ». Une lettre comme on en a rarement vu de la part de Kobe Bryant. On sent dans ses mots qu’il est passé par là, comme ses parents qui ont voulu vendre ses affaires avant de finir au tribunal… Des parents qui ne sont même pas venus à son dernier match. Le joueur veut tout simplement transmettre ce qu’il a connu afin que nous ne fassions pas les mêmes erreurs. Donner, donner, peut finalement vous consumer vous ou vos proches.

Une lettre magnifique même si un peu narcissique puisqu’elle est écrit du Kobe actuel à celui de 17 ans. Malheureusement pour lui, les choses ne se sont pas passés comme prévus d’un point de vue business. En espérant que ça en aidera d’autres…

Source photo : players tribune
Tsirofo Raonivelo-Andriamiharinosy
Originaire de Tours, je traverse le monde pour shooter à 7 mètres 23 entre deux papiers sur la NBA.

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